Le surréalisme


Mouvement littéraire et artistique défini et théorisé par le poète français André Breton en 1924, qui, s’opposant aux valeurs morales et esthétiques de la civilisation occidentale , affirma la prééminence du rêve et de l’inconscient dans la création.

Le triomphe du surréalisme
de Max Ernst

Issu d’une rupture avec le mouvement Dada, fondé à Zurich en 1916 par le poète roumain Tristan Tzara et l’écrivain allemand Hugo Ball. En 1919, Tzara introduisit Dada à Paris, le mouvement prôner la destruction de la raison et de toute communication rationnelle. Le surréalisme, cependant, représentait quelque chose de plus positif car il cherchait à libérer le subconscient, oblitéré par la pensée rationnelle. A cette fin, dès le début des années 1920, un groupe d’artistes, de poètes et d’intellectuels parisiens rassemblés autour d’André Breton, commença à explorer les vastes domaines du rêve et de l’instinct, qu’ils jugeaient être un miroir plus fidèle de la réalité que le rationalisme. Le surréalisme était à l’origine un projet essentiellement littéraire, mais fut rapidement adapté aux arts visuels (la peinture, la sculpture, la photographie, le cinéma).


Dans le premier Manifeste du surréalisme, publié en 1924, André Breton, marqué par la lecture de Freud, inaugura ce qui allait être le processus de production de la plupart des œuvres littéraires et plastiques, en proposant de faire de l’inconscient le nouveau matériau du créateur . Ce matériau appelant une méthode de travail, le rêve à l’état de sommeil ou à l’état de veille, la parole sous hypnose, ou encore le fantastique, le bizarre, l’étrange et l’inattendu semblèrent constituer autant de moyens de le mettre au jour. Le surréalisme par conséquent ne fut jamais considéré comme une technique de production, mais comme un outil expérimental de connaissance du monde.

Le surréalisme dans les arts plastiques prolongea une tradition picturale où la rêverie, le fantastique, le symbolique, l’allégorique, le merveilleux et les mythes ont une part importante.

Le choc visuel produit par la juxtaposition d’images ou d’objets incongrus, mais toujours agencés dans une production signifiante, sont l’un des fondements de la poétique surréaliste.